Est-ce que les sprints/itérations sont pertinents?
Dans mon précédent billet, j’avais mentionné que chez OLM les sprints étaient un frein dans nos planifications: certaines stories avaient des pré-requis qui allaient se résoudre pendant le sprint, mais qui ne pouvaient pas attendre la fin du prochain sprint pour être sélectionnées. On ajoutait consciemment des facteurs de risque à nos sprints.
Dans quelques billets, Naresh Jain critique les sprints de Scrum et les itérations de XP:
Lorsqu’elle remplace les sprints avec une gestion par flux-tiré (go!, Scrum-Ban, go!), ses équipes n’ont pas de regrets. Elle explique que la planification et le suivi des sprints sont coûteux en effort et en temps et n’ajoute pas réellement de valeur. Pour elle, l’utilisation des sprints est un artifice qu’une équipe se donne pour corriger un dysfonctionnement, en citant Sutherland qui explique la raison d’être des itérations:
Jeff Sutherland about why he decided to have Sprints as fixed time boxes, he will tell you that at that point the developers were constantly being interrupted by their customers/managers, leading to a context switch. This was yielding very poor productivity and lack of focus.The time box addressed this issue by keeping the customers and managers “out of the room†for the time box duration and also helped the developers to set a clear focus on what needs to be achieved.
Un billet sur InfoQ leur reconnait tout de même quelques qualités:
- les sprints apportent une cadence et établissent la capacité des équipes. Ceci ajoute de la visibilité et de la prévisibilité pour le client et l’entreprise.
- les sprints définissent des points de synchronisation. Ceci donne des occasions pour s’intégrer avec d’autres équipes, des occassions au client d’exprimer sa satisfaction et des occasions pour changer l’affectation des ressources.
- les sprints régularisent la période sur laquelle une équipe doit s’engager.
Sans recommander les sprints, on conseille dans le même billet d’être prudent à ne pas perdre les bienfaits qu’apportent les sprints:
- Une période de célébration
- Un moment d’introspection
- Une granularité utile à la haute direction
- Une cadence durable.
- Un instant pour mesurer le succès (ou l’insuccès) d’une équipe.
J’ai l’impression que l’utilisation des sprints soit un passage obligé que l’on peut abondonner qu’après avoir atteint un certain dégré de maturité. Pensez vous que votre entreprise/équipe bénificie vraiment de l’utilisation des sprints? Etes-vous prêts pour la gestion par flux tendu?