juillet 2009Monthly :

Peut-on faire croître une entreprise de manière profitable tout en améliorant la vie des gens et en s’amusant?

Tout à fait par hasard, je suis tombé sur un article (The Smart Growth Manifesto) qui m’a interpellé. J’ai immédiatement envoyé l’article à François qui s’est questionné sur la position de Pyxis par rapport à ce qui est décrit comme le capitalisme du 21e siècle.

Voici donc un extrait de l’échange et des perspectives personnelles sur cet article :

Martin : Depuis quelques années, je me pose les questions suivantes : Serons-nous la dernière génération pour qui le niveau de vie est meilleur que celui de la génération qui l’a précédée? Est-ce que nos enfants et les enfants de nos enfants auront un revenu inférieur au nôtre? Seront-ils plus heureux? Le type d’organisation décrit dans cet article est rare mais je crois que Pyxis fait partie de ce type d’entreprise.

François : À ton avis, comment Pyxis se classe-t-elle par rapport aux autres entreprises?

Martin : Je crois que nous sommes définitivement dans les « trail blazers ». Très peu d’organisations ont un modèle d’affaires qui s’inscrit dans cette manière de penser et de faire. Je pense qu’on peut se donner un objectif vraiment tripant de poursuivre notre croissance rapide tout en demeurant fidèle à notre modèle d’affaires. En fait, le modèle décrit dans l’article se rapproche du NPIP (nombre de personnes impactées positivement) et de la notion de bien-être dont on parle souvent à Pyxis mais sans la connotation négative des toges, des gougounes et des fleurs dans les cheveux. J’aime bien le terme People’s Outcomes utilisé dans l’article et la définition de la croissance intelligente — « smart growth is sustainable, equitable, and resilient ».

La croissance intelligente est une croissance qui est durable, équitable et pérenne. Ça te parle?

François : Bien sûr que ça me parle; ça hurle! Peu importe si nous sommes d’accord ou non avec tout ce qui est énoncé dans cet article, il amène plusieurs axes de réflexion intéressants et il me semble très sain de se questionner sur ces axes, de dégager des éléments concrets qui pourraient nous amener à apporter des améliorations à notre organisation. Allons-y avec le premier ‘Outcome, not income’ que je traduirai par ‘Bien-être plus que rémunération’. Ça fait longtemps que je dis que l’objectif fondamental du système de Pyxis n’est pas de générer du profit pour les actionnaires mais bien de réaliser sa raison d’être; tellement que plusieurs croient qu’à Pyxis nous n’accordons pas d’importance à l’argent. L’argent est absolument essentiel pour qu’une entreprise puisse fonctionner. Il s’agit de son air et sans air le système ne peut respirer et il meurt. Dans cette analogie, les collaborateurs dans l’entreprise pourraient être vus comme étant les muscles qui permettent à l’entreprise d’agir, de réaliser des choses.

Avoir une raison d’être partagée par tous permet de nous assurer que le système est orienté vers un objectif fondamental, ce qui évite de gaspiller de l’énergie à aller dans des directions incompatibles. Pour Pyxis, il s’agit de ce qui suit : « Pyxis aide les organisations de développement logiciel à devenir des endroits où les résultats, la qualité de vie et le plaisir coexistent de façon durable en étant en premier lieu un exemple de ce qu’elle propose à ses clients et en accompagnant ceux-ci. » Avoir un futur envisagé sur quelques années permet de fixer une cible plus concrète.

Pour revenir plus spécifiquement sur ‘Bien-être plus que rémunération’, j’ai la ferme conviction que si les actionnaires sont en fait les employés cela oriente vers (sans être absolument suffisant) un modèle de redistribution de la richesse plus responsable (durable) et équitable. Cela mène aussi, selon moi, à un meilleur équilibre entre la volonté de générer des bénéfices économiques à court terme pour les actionnaires, la création de valeur à long terme et le bien être des employés (en fait les actionnaires). Dans notre cas, nous avons mis en place une Coopérative de travailleurs actionnaire qui détient aujourd’hui 30 % du capital action (catégorie A) et il y a des démarches en cours pour accroître significativement le capital action détenu par la CTA de Pyxis.

J’aimerais t’entendre maintenant sur ‘Connections, not transactions’ soit ‘Relations plus que transactions’.

Martin : C’est intéressant que tu traduises ‘Outcome, not income’ par ‘Bien-être plus que rémunération’. Lors du dernier Open Space tenu à Pyxis en avril, j’ai fréquemment utilisé ‘Bien être, plutôt que bien avoir’. Je trouve que ça étend la notion du bonheur personnel à une perspective plus large que la simple connotation financière.

D’un autre côté, je suis d’accord avec toi que lorsqu’on énonce que l’objectif principal de l’organisation n’est pas de générer du profit, certains interprètent incorrectement le message. J’ai entendu à l’occasion certains individus prétexter que le bonheur individuel et le plaisir étaient les objectifs fondamentaux et que l’argent n’était pas nécessaire. Je sais que tu corriges les perceptions à chaque fois que tu en as l’occasion.

Sur une toute autre perspective, la notion d’équité (équitable) est une notion qui porte aussi à confusion et qui cause des divergences importantes. À mon avis, l’équité est une notion qui s’applique aux opportunités ainsi qu’aux résultats. Dans un premier temps, l’équité dans les opportunités signifie que le plus grand nombre — idéalement tous — puisse participer au processus économique et en tirer des bénéfices. Je ne parle pas ici de charité ou de programmes sociaux, mais bien d’une vraie opportunité de faire partie du processus d’échanges économiques. J’aime bien, entre autres, le concept de micro-prêt comme ceux de la Grameen Bank ou d’organismes comme Kiva qui permettent aux individus de participer à l’économie locale.

D’un autre côté, l’équité dans les résultats signifie que les individus sont récompensés à la mesure de leur apport. Certains croient à tort que l’équité dans les résultats signifie que tous doivent avoir une portion égale des résultats. Équité et égalité ne sont pas la même chose. Je crois que l’équité signifie que les bénéfices résultants sont disponibles à tous ceux qui ont participé à l’atteinte des objectifs. La distribution se fait en proportion de l’apport des individus. Les exemples récents de hauts dirigeants américains qui empochent de gros bonis alors que leur entreprise frôle la faillite est tout à fait absurde.

En ligne avec la notion de bien être, ‘Connections, not transactions’ nous ramène à une perspective plus humaine du commerce dans un contexte d’avancement global.

Les transactions commerciales de la préindustrialisation avaient une perspective beaucoup plus collaborative. Le fermier local n’avait pas un objectif de maximisation de ses revenus au dépend de ses clients ou des méthodes d’exploitation. Non seulement le fermier n’avait pas cet objectif mais la maximisation des revenus n’était pas dans son intérêt puisqu’il était lui-même client de ses clients. Si le fermier gonflait le prix de ses œufs pour augmenter sa richesse personnelle, le boulanger ferait de même. Le profit à court terme du fermier serait rapidement éliminé par l’augmentation des prix des biens achetés. Le système s’équilibrait par lui-même.

Qu’est-ce que tu en penses?

François : Lorsque je lis les paragraphes précédents, je ne peux m’empêcher de penser à des références aux principes Lean et à celui d’optimiser l’ensemble (http://www.poppendieck.com/ilsd.htm) et ainsi éviter les optimisations locales. Ça fait déjà un certain temps que Toyota a compris que l’objectif est d’optimiser la chaîne d’approvisionnement dans son ensemble pour créer le maximum de valeurs pour les parties prenantes. Cela est assez contrastant avec ce que j’ai pu observer en Amérique du Nord depuis le début de ma carrière où j’ai le sentiment que le modèle mental appliqué pour maximiser la valeur reçue est de garder une pression optimale sur les fournisseurs sans réfléchir à la valeur créée pour ceux-ci. En d’autres termes, dans ce modèle mental, si un fournisseur est prospère, il est absolument nécessaire de renégocier à la baisse pour être convaincu d’avoir le maximum pour son argent. C’est le modèle de la pression optimale sur la gorge qui mène immanquablement à des sous-optimisations, voire à des conflits.

‘Relations plus que transactions’ représente selon moi un énorme défi car il nous amène à revoir significativement nos façons de faire du commerce. Lorsque je parle de ce genre de choses à des clients et des fournisseurs, j’ai l’impression qu’ils me prennent pour un extra-terrestre.

Allons-y maintenant pour ‘People, not products’, soit ‘Individus plus que produits’.

Martin : J’aborderais par contre ‘People, not products’ d’un angle différent de celui utilisé par Umair Haque. Pour moi, la perspective en est moins une de produits qu’une d’humanisation du travail. Depuis trop longtemps, les structures organisationnelles supposent que les humains au bas de la pyramide sont moins compétents et moins capables de déterminer eux-mêmes la meilleure manière d’effectuer leurs tâches. Les méthodes, les processus et les résultats attendus sont définis en haut de la hiérarchie alors que l’exécution est déléguée aux strates sous la direction.

À mesure que l’économie se tourne vers les services et le savoir, les compétences des gestionnaires perdent de leur importance alors que les expertises techniques et de pointe augmentent en valeur. Le défi devient donc de mettre en place des mécanismes — et non des structures — qui maximisent la coopération et l’échange de connaissances afin d’atteindre les objectifs fixés. Les structures décentralisées et non hiérarchiques mises en place à Pyxis en sont un bon exemple, n’est-ce pas?

François : Tu savais bien que ce point-là allait m’interpeller solide! Allons-y dans un premier temps sur l’aspect ‘Individus plus que produits’. J’ai été fortement influencé par les travaux de Peter Block, en particulier son bouquin Stewardship. J’ai cherché à créer à Pyxis une forte culture centrée sur des individus responsables et sur leurs individualités (ne surtout pas confondre avec individualisme). Je cherche un moyen de bien expliquer tout ça et je ne vois pas d’autre façon que d’exprimer ma vision systémique de l’entreprise. Je me lance.

Une entreprise est un système humain dont la complexité croit de façon exponentielle; un système comportant 100 individus est beaucoup plus que 10 fois plus complexes qu’un système comportant 10 individus. Pour les fins de ce billet, imaginons pendant un moment une entreprise que nous appellerons Chaotique inc. qui comporterait 100 employés. Dans cette entreprise, aucune structure, aucune règle, aucun but n’a été établi. Il est rigolo d’observer Chaotique inc. mais c’est une évidence que le système n’est pas optimal pour l’atteinte d’un objectif fondamental.

Nous en avons parlé plus haut, donner à l’entreprise une raison d’être comprise et partagée par l’ensemble des intervenants permet de donner une orientation au système, ce qui permet d’éviter jusqu’à un certain point que des intervenants dépenses des énergies à des objectifs fondamentalement incompatibles. Établir clairement les valeurs permet aux intervenants de comprendre certains comportements encouragés et ceux qui sont découragés lorsqu’ils évoluent dans l’entreprise (le système). En d’autres termes, certaines règles du en-jeu et du hors-jeu. Avoir un futur envisagé sur quelques années permet de fixer une cible encore plus concrète que la raison d’être donc d’orienter encore plus le système. On peut donc imaginer que Chaotique inc., après avoir fait un exercice collaboratif pour établir sa raison d’être, ses valeurs et sa vision sur quelques années, est significativement plus performante même si ses opérations restent relativement chaotiques.

Pour devenir une entreprise performante dans l’accomplissement de sa raison d’être et dans la réalisation de sa vision, Chaotique inc. doit sans doute mettre en place des structures. Et là, ça devient assez délicat. D’un point de vue systémique, la mise en place de structures sédimente le système car si cette structure s’avère inadéquate avec le système qui évolue, la mise en place d’une nouvelle structure implique de retirer la structure inadéquate avant de mettre en place la nouvelle, ce qui demande plus d’énergies et du courage. Il est donc fondamental de mettre en place des mécanismes qui encouragent le dynamisme du système (plus de détails dans un billet à venir). La structure fondamentale la plus répandue dans nos organisations est la structure hiérarchique. Cependant, selon moi, elle est inadéquate dans un système aussi complexe qu’une entreprise moderne. Alors, quelle est la solution de rechange? À Pyxis, nous avons adopté un principe de cartographie des zones de responsabilité sans toutefois violer le principe fondamental qu’aucun individu n’est responsable de quelqu’un d’autre. Cela permet de fluidifier le système en clarifiant qui est responsable de quoi et en précisant plus spécifiquement certains processus (règles plus spécifiques du en-jeu et du hors-jeu).

Nous avons aussi mis en place des structures pour développer la maturité et les compétences de tous. Il sera sans doute intéressant d’écrire quelques billets pour élaborer sur ces structures. Beaucoup de travail reste à faire mais je crois que nous avons en place les bases d’un système humain ultra-performant. D’ailleurs le futur envisagé en cours de discussion pour Pyxis d’ici 2013 est le suivant : « En mettant en œuvre ce en quoi nous croyons, obtenir de façon constante des résultats hors norme dans les projets auxquels nous participons. »

Ouf! Tu te lances pour ‘Creativity, not productivity’, soit ‘Créativité plus que productivité’.

Martin : Il y a énormément d’efforts qui sont investis dans l’atteinte de la productivité maximale, c’est-à-dire produire le plus possible au moindre coût. À mon avis, la perspective de la productivité sans contrepartie est absolument incorrecte. ‘Creativity, not productivity’ signifie pour moi une productivité durable et équitable, c’est autre chose et c’est là que la créativité améliore la situation. Dans plusieurs secteurs d’activités, les coûts unitaires de production sont tellement faibles qu’on arrive à un gaspillage total des ressources en fin de cycle — on vend 60 % de la production à gros prix et on peut disposer du 40 % qui reste puisque son coût de production n’est pas élevé.

Dans le contexte du développement logiciel, c’est l’équivalent d’écrire le plus de lignes de code à un meilleur coût unitaire. Les organisations trouvent donc des moyens (ex. : prolongation des heures de travail, impartition, délais serrés) de faire en sorte que les ressources produisent plus sans se demander s’il n’existe pas de meilleures approches pour atteindre les résultats. En utilisant la créativité et l’innovation dans les moyens d’atteindre les résultats, cela donne plus de valeurs aux entreprises. Je crois qu’un processus évolutif n’est pas souhaitable. Il faut de l’innovation et des révolutions plutôt que de faire évoluer les méthodes.

Il est temps que les organisations se mettent à penser en termes de résultats plutôt qu’en termes comptables de coûts ou de l’approche Taylorienne de productivité, et c’est ce que Pyxis tente de faire.

À la fin de son article, l’auteur pose une question intéressante : ‘Can you build a business powered by smart growth?’ Je sais que tu répondras oui à cette question. La question qui s’applique à Pyxis est plutôt la suivante : Comment compte-t-on y arriver?

François : C’est une question difficile. Ce qui me vient en tête est la façon dont Peter Block aborde cette question dans ses travaux où il parle du rôle d’architecte social; créer l’espace pour que les individus puissent agir sur ce qui est important pour eux. Je prends donc personnellement cet engagement à Pyxis et souhaite fortement que d’autres feront de même.

Martin : En terminant, notre échange sur le thème du capitalisme du 21e siècle a soulevé la question suivante : « Pour les employés-actionnaires, quelles évidences concrètes permettraient de démontrer que le modèle d’affaires de Pyxis fonctionne réellement? » Bien que préliminaire, j’énoncerais la réponse ainsi :

Tout en demeurant fidèle à ses valeurs et à sa culture organisationnelle, Pyxis respecte sa raison d’être et génère une grande profitabilité qu’elle redistribue à ses employés-actionnaires et à la communauté.

À ses employés-actionnaires :

- Par l’introduction de la règle du 80 % : Les employés-actionnaires touchent 100 % de leur salaire tout en ne travaillant que 80 % du temps sur une base annuelle. Le 20 % dégagé permet aux individus de consacrer plus de temps à leur famille, à leurs amis, à leurs collègues et à leur communauté en participant à des initiatives constructives;
- Par le versement de bonis annuels et de dividendes en relation avec les performances de l’entreprise;
- Par l’accroissement de la valeur du capital de l’entreprise.

À la communauté :
- Par l’attribution de ressources financières et humaines qui permettent de faire avancer des causes sociales.

Je te laisse le mot de la fin.

François : J’ai beaucoup apprécié ce mode d’écriture en ‘ping-pong’; j’encourage les lecteurs à faire l’essai. Merci Martin d’avoir fait ce qu’il faut pour garder notre niveau d’énergie élevé et aussi merci de m’avoir aidé à écrire sur des sujets qui me tiennent vraiment à cœur. En plus, il y a plein de pistes en vue pour continuer.

À suivre…

Agile Lessons Learned : Adult day care(part 2)

Henry figured, one of the major problems at work was based on communication problems. All his team members were dispatched throughout the office floor in small cubicles with sliding doors.

The entire place was so quiet you sometimes felt like screaming just to see if someone was still alive. Actually, some days you actually felt as if somebody had actually died.

Henry and Tim exchanged business cards has Henry got off the bus for a long day at work. That morning really went by fast. Henry spent his entire morning Googling details about that scrum thing and the Extreme Programming practice.

At lunch time Henry discussed the entire thing to his fellow management colleague Pete. Actually from an outside perspective things looked more like a debate at the National Assembly than a discussion.Pete was violently opposed to Scrum. Scrum, he said, was for the lazy who could not and would not plan and manage their project properly.

Eventually, he went on admitting to Henry that he felt most of his staff consisted of over-payed geeks who could not socialize with each other. When push came to shove he said, he was so ashamed of his team that he felt they could never deliver the expected results unless presented with the double barrel of a shotgun. Henry was besides himself. He politely got up and left.

By the end of the week, he couldn’t get his discussion with Tim out of his mind and he booked a dinner between the two on Friday. After a couple of beers, the concluded a deal where Tim would come in at FreeFall for a couple of month and coach the Agile transition. The team got off to a slow start, but eventually they saw the value of what they were doing popping out of everywhere and they
were really sold on the entire thing.

Eventually, they even got carried away and Tim had to step in and show them how to take the time to learn everything at a proper pace

“Baby steps, baby. Baby steps, that’s the only way my boys ” Tim said. As Henry tried to conceal his laughter.
“What’s so funny ? ” asked Tim.
“Oh nothing.”
“No seriously?”
“Well I find it amusing that you’re telling the boys to take baby steps, while they’re in day care”
“Day care ? ”
“Well you know, we’ve got this running gag about FreeFall being a daycare center for adults and our cubicles play the role our parks did when we were young.”
“I get the picture.” said Tim slightly amused. “Wonder if those Ruby on Rails developers ever thought they were actually building adult rattles….” continued Tim.
“But seriously about them cubicles, can we talk about those in private.”

Tim took Henry to the coffee machine to have a little talk. Tim got Henry to talk about the communication problems the team was having prior to their Agile transition.
They also noted the ameliorations that had occurred.
“You see dude” Tim called Henry “We’ve just made a small dent into the damn that was blocking the communication in your team. Now there’s a little water trickling.” he said passionately.
“Now do you want to keep the damn or do you want to bust the damn wide open” said Tim as Henry’s eyes opened up widely.
“Alright let’s do this”.
“You’re giving me “carte blanche” Henry ? ”
“Yeah man.”
“Cool, get ready for a flood come Monday morning.”

On Monday, Henry came in earlier than usual but he still managed to get in last. Five minutes in and he was already purple in the face and storming towards Tim.
“Are you out of your bloody mind ?”
“Pardon me ?”
“You just tore our entire teams cubicles and replaced them with folding tables ? Are you freakin nuts ? Some of my employees have lost their Window privileges
and are now sitting together with the interns. How am I supposed to justify this to my boss. The union guys will tear me a new”
“Come on Henry. These are just silly cubicles. Give me a chance to prove that what I’m doing has value. I’ll meet up with the team after the daily scrum and I’ll commit myself to two things :”
“Which are ?”
“First : I’ll do my damnest to make this work for the next two weeks”
“Second : If the results don’t come and they don’t like it, they can have they old ways back and I’ll put my head on the log”
“Fine Tim, two weeks, max. I’m all for this scrum thing, but don’t you make a fool out of me.”
“Promise I won’t Henry”

The end of the two weeks coincided with the end of the sprint and thus the sprint review. At the retrospective, the team had an activity where each member could give out a symbolic flower to a team member for an extraordinary performance of a member of the team. Some of the team members decided to give one to the ScrumMaster for taking out the cubicles, which most recognised was an impediment to the teams success.

On the last Friday of the following sprint, the entire team decided to head out for lunch and beers at the local terasse. The sun was warm, the beer was cold, the staff was lovely and the discussions were great. After a few suds they realized they had seriously busted their lunch time. They could not have cared less. The team spirit was great and they were ahead on schedule.

They came back to work laughing and on their way in you could hear some of the employees gruntung because of the distraction.
“Who are those slackers coming back from lunch in the middle of the afternoon ?” asked some of their fellow employees.

They were starting to look like outcasts. Eventually the lunch and beer became a staple of this team and even as the team members came and went, the tradition seemed to hold on.

The following spring, Maurice, the senior member of the team and John the new inmate as they liked to call him decided to organize a fishing weekend for the entire team. Surprisingly, the entire team accepted the invitation.

When they left the office that day, the entire place went back to it’s dead silence state. Had he kept his manager office’s door open, you could of heard Pete cussing his current director.
Pete was besides himself. How could the director cut off his budgets like that ?
His team had been dysfunctional for as long as he could remember and now things were starting to get personal.

Pete thought he had the perfect plan. He had been working for the past few weeks on a secret team building activity.

All it took was a 4 hour activity which his boss would not finance.
“Of course it would work” he thought to himself, “a golfing buddy of mine told me so” he said crying….

-Nicholas Lemay

La fonctionnalité : Lier à un élément de travail

Etant actuellement impliqué dans un projet agile autour de Team Foundation Server (un peu plus à ce sujet très prochainement), j’ai décidé de faire partager mon expérience du produit lors de chacune des Daily Meetings. C’est donc l’occasion pour moi de revenir sur mes basiques et surtout de faire un point sur ce qu’on attend des fonctionnalités de Team Foundation Server et ce qu’elles apportent réellement à l’équipe.

 

Lier à un élément de travail

 

Description : Lors de l’archivage d’une modification du projet, le développeur a l’opportunité de lier cette modification à un ou plusieurs éléments de travail. Un lien est alors créé entre son jeu de modifications (changeset) et l’élément de travail.

 

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1 : Lors de l’archivage, le 2° bouton dans le menu de gauche permet de lier la modification à un élément de travail

 

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2 : une requête permet de sélectionner l’élément de travail (par défaut les éléments de travail qui me sont assignés : “My Work Items”)

 

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3 : Le développeur peut agir directement sur l’élément de travail en sélectionnant l’action (associer l’élément de travail ou le résoudre)

 

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Une fois l’archivage effectué, le lien est présent dans l’historique du contrôleur de code source à l’aide dans le détail de l’archivage et depuis la base de l’élément de travail à l’aide d’un lien vers le contrôleur de code souce.

 

Les apports

 

En deux clics de la part du développeur on obtient une traçabilité “technico fonctionnelle”. J’entends par là que chacune des actions des développeurs, des testeurs et des architectes sont réliées à la demande ou au besoin initial. N’oublions pas que l’ensemble des ses informations vont persistées dans la base (SQL Server) pour des années et permettront de naviguer dans l’historique du projet et ainsi de :

  • Définir quelle était la cause d’une modification du contrôleur de code source
  • Déterminer l’impact de l’implémentation d’une fonctionnalité ou d’un correctif

 

Mise en place et Risques

 

Pas de mise en place particulière, il suffit d’avoir des éléments de travail à lier à vos modifications. Il s’agit donc de préparer les développements et les différentes tâches de l’équipe. Au niveau des risques, il est important de lier chaque modification du code source à un et un seul élément de travail. Rappelons que lors d’un archivage, tous les fichiers modifiés dans l’espace de travail sont sélectionnées mais qu’il est possible de construire son jeu de modifications en sélectionnant les seuls fichiers qui ont permis d’implémenter la fonctionnalité ou de résoudre un bug.

Agile Lessons Learned : Adult day care(part 1)

Adult day care.

Henry had been working for FreeFall for the past 4 years. A bachelor in software engineering, he had first joined up for an internship as a software developer, or has he later learned, as a code monkey.

For the first few months, he had a blast learning his craft, developing sofware with his mentors. He was part of a dynamic young team whose official purpose derived greatly from it’s actual day to day activities. They were going against the establishment and they loved every moment of it. Every morning, Henry felt
they were managing they own enterprise, all within the belly of the “monster”. They even had their own team name. People saw them as outcasts but they couldn’t have cared less.

As time went on, the buzz about this team started spreading. Eventually the higher ups took notice. They dismantled the team. They brought it back to it’s official purpose.Along the way they promoted Henry and his partner Pete to managerial roles in the IT departments.

Three years had gone by and Henry had become borderline depressive. He was just coming off a full month’s vacation with his wife. As with most monday mornings, Henry was late. He dreaded mondays. He never came in on time. But he couldn’t have cared less. None of his employees did. Neither did his superiors. Actually, it was expected for the higher
ups to come in late. They called it working in the boss’ timezone. As Henry dreadfully packed his frozen lunch into his reusable bag, he kissed his wife goodbye.

“What’s wrong honey ?” she said
“Nothing special honey, it’s Monday you know.”
“Don’t worry about it sweetheart, you’ll be be back in no time”
“Yeah”, he said with dispair in his voice. “Right after adult day care…”
“Adult day care?” she said “What do you mean ?”
“That’s a phrase the guys coined up at work.”
“You know, just like when we were young our parents would drop us to day care ” he asked
“Yeah…”
“Well our job is just like it. The difference is barely noticeable really…”
“You’re kidding me right” she said with a puzzled face
“I’m not joking around. When we were kids our parents would drop us there in the morning and pick us up in the afternoon. At work, we take the commune and it drops us there
in the morning and they pick us back up in the evening”
“Ok and ?”
“At day care, the lady would drop each of us in our own little parks with a bunch of toys so we wouldn’t bother each other”
He took a break to see if she was still following him.
“Well you see at work we each have our own little cubicles or closed offices and we have our computer to play with until our time is done and we can go back home”
She clearly had heard enough.
“Enough with your childish stories. You’re just trying to get late to work. The sooner you leave the house the sooner you’ll be done with it.”
“Of to work you go ” She said as she kissed him on the cheek.

As he boarded the bus, he felt as if he should of stayed home that morning. The bus was jam-packed. Actually, he started wondering if the designers of the bus were Tetris lovers trying to build a real life replica of their favorite game. As a large fellow with a suspicous personal hygiene started making his way down the aisle rubbing himself against every fellow commuters, Henry decided it was due time to make it to the back of the bus.

As he made his way down the aisle, he heard a familiar song blasting through headphones. Sure enough it was “Clint Eastwood” by Gorillaz.

“I ain’t happy,
I’m feeling glad
I got sunshine in a bag
I’m useless but
Not for long
The future is coming on
” Henry started humming as he started reminiscing about his college days. Suddenly, he noticed he knew the guy blasting the song

It was Tim, a former FreeFall employee who had been one of Henry’s peers before the team got dismantled.

“Tim ?” henry said softly, “Tim Connors ? ” henry said as he raised his voice.
“What? Oh Henry, is that you ?”
“Yeah it’s me” He said relunctantly “I know. I know. I’ve lost most of my hair… But you hey look great, you look even better then when I last saw you. What have you been doing ? ”
“I’m working as a consultant for a small firm downtown.”
“Oh. I bet you’re one ofthe lucky ones making a killing configuring ERPs, right? ”
“Actually no. I’m working as a ScrumMaster these days.”
“Scum Aster ? What is that”
“It’s scrum master actually.”

Tim went on explaing the main aspects of Scrum during the entire ride. For Henry, the commune had never gone by so fast. He even forgot about the large dude wih the questionnable hygiene.

Henry was septical at first, but he really got hooked on the team aspects of scrum. He thought about how well his former team used to do and how commited they were when they first joined FreeFall.

Even though he was a manager, he remembered how dreadful it was for him to be called a code monkey by his superiors and how he felt the team should have been at the center stage of software development. In that respect, Scrum fitted his ideologies like a glove. He also remembered the days when his mentors and him used to get some pizza and beers and pair up in small groups after
the working hours and how productive and fulfilling this felt. Back then they didn’t even have a name for this, it just felt natural to code this way. It was now called pair programming and he felt that if he could instill this practice at FreeFall it would help productivity a lot.

-Nicholas Lemay

Leçon apprise n°3 – Les intéractions et les individus

Ce que j’ai pu voir durant ces années de pratique agile à Grenoble, c’est la facilité avec laquelle Scrum ou eXtreme Programming peuvent être vus simplement comme de nouveaux “processus”. Il en résulte que certains peuvent appréhender ces concepts pour les accommoder à leur vision du travail et finalement les détourner de leurs objectifs premiers. Mais au fait, quels sont ces objectifs? Revenons à la première valeur du Manifeste Agile est

“Les interactions et les personnes”
ont plus de valeur que
“les processus et les outils”

Cela signifie qu’il est plus important d’expliquer, de communiquer les valeurs, les principes, les comportements attendus, de favoriser la communication d’adulte à adulte, bref de gérer les humains que de veiller à la mise au point des processus et de la mise en œuvre des outils. Il s’agit là d’une petite révolution culturelle car bien souvent dans nos organisations, on s’attache à ce qu’il doit être fait, plutôt qu’a la façon dont les choses sont faites.

Les approches agiles sont des moteurs à apprendre non seulement quoi faire, mais aussi mieux faire la prochaine fois. Les comportements associés sont à la fois des aptitudes à communiquer, inventer et décider en équipe mais aussi la faculté individuel de se remettre en cause pour faire mieux, pour d’améliorer en continue. Faire mieux ne veut pas dire aller plus vite : c’est de la qualité des interactions de l’équipe dont nous parlons. Une mesure de cette qualité réside avant tout dans une écoute active des individus de cette équipe : accorde-t-on cette oreille attentive? Cette activité pourrait faire partie des attributions d’un Coach Agile, mais n’est pas aussi le rôle des managers de l’organisation de communiquer les valeurs et les comportements attendus des uns avec les autres?