Un coach agile dans les pièces automobiles – Sprint 0 jours 3 et 4
jour 3
Malheureusement, je ne peux être présent pour cette 3e journée. L’équipe procède quand même au découpage des items du backlog.
jour 4
Dernière journée du sprint 0. Une grosse journée en perspective. Seulement 1 story du backlog est découpé en tâches et il y en a très peu d’écrites (3 ou 4 autres stories). Selon le plan initial, il nous reste à faire le release plan, un plan d’actions pour les risques, la définition de terminé et la rétro du sprint 0. Tout ça et il n’y a pas assez d’éléments du backlog de découpés pour remplir le premier sprint!! Je propose de modifier le plan de la journée et de travailler à remplir le backlog. Sans ça, on ne pourra pas vraiment (pas du tout même) débuter le sprint 1. Le release plan et le plan d’actions sont repoussés dans l’itération 1 comme des tâches non-fonctionnelles. Je suis conscient que cette proposition n’est pas idéale, mais c’est le mieux qui me vient à l’esprit pour que l’équipe ait des stories à sprinter.
On prend donc les stories écrites. On s’assure de bien comprendre la portée et les conditions de succès. Puis on les place à mesure sur la table selon leur complexité relative aux autres stories déjà décrites. Ça combine en quelque sorte la compréhension de stories par l’équipe et le “wall/table poker planning”. L’équipe n’a pas de difficulté à placer les stories en relation entre elles pour évaluer la complexité relative. Lorsque c’est terminé, je place alors au hasard des points sur les stories, ce qui donne 1,2,3,5 et 8 comme pointage. L’équipe est assez confortable avec ces pointages, sauf pour le 8. L’équipe propose que cette story est plus que 2 fois plus complexe et comporte assez d’inconnu que celle qui est à 5. Le 13 ne suffit pas, alors on la met à 20. Wouah! Ensuite, le découpage des stories en tâche débute. D’abord par celle qui vaut 1, puis 2 et ainsi de suite. Celle de 20 n’est pas touchée. Selon le découpage en tâche, on arrive à une approximation que 1 point = environ 16 heures. Ah! d’accord.
Enfin le lunch! Ça va faire du bien!
Au retour, l’équipe se détermine une définition de terminé. Je la trouve correcte. Pas trop ambitieuse, mais suffisamment d’éléments pour qu’on sente qu’ils mettent de la qualité. C’est à ce moment que l’équipe demande, est-ce que les tests intégrés, je fais une tâche ou ça va dans la définition de terminé ? J’ai le goût de répondre simplement: oui! Hélène sent mon ambivalence et lance une chanson (elle n’a pas vraiment chanté, mais ça aurait pu) “Write it until it’s a habit”; comprendre “faites-en un tâche jusqu’à ce que ca devienne une habitude (mais mettez-le aussi dans la définition de terminé – ceci est en sous entendu)”.
Comme tout au long du sprint 0, l’équipe se pose des bonnes questions, auxquelles j’ai assez souvent une suggestion de réponse. Dans les cas incertains, je fais un Éric Laramée de moi-même et je réponds “ça dépend” et à ce moment, quelqu’un de l’équipe propose quelque chose qui fait ressortir un élément de réponse intéressant.
Enfin durant la rétro du sprint 0, il ressort que :
points positifs
- l’utilisation d’un taskboard pour gérer les taches du sprint 0 est efficace et utile
- assigner un timebox en avance sur les éléments facilite l’avancement
- l’équipe a une bonne idée du projet grâce aux épics
- une bonne chimie de groupe est déjà présente dans l’équipe
- utile de mettre immédiatement en pratique les notions de Scrum par la pratique
points à améliorer
- il n’y a pas de date de release à présenter au patron du PO
- l’équipe part facilement dans des discussions un peu à côté du sujet – le modérateur ne modère pas assez!
- peur de perdre les cartes et post-it des stories, aurait préféré écrire tout dans Excel
- sprint 0 un peu une perte de temps (pour l’analyste et le PO) parce que ce sont tout des éléments qui étaient connus
questions sans réponse
- quel outil utiliser pour gérer tout ça
- Urban Turtle (puisqu’ils ont un environnement TFS)
- Excel devrait suffire aux premiers sprints, on réajustera quand on sentira des douleurs



