mai 2010Monthly :

Un coach agile dans les pièces automobiles – Sprint 0 jours 3 et 4

jour 3

Malheureusement, je ne peux être présent pour cette 3e journée. L’équipe procède quand même au découpage des items du backlog.

jour 4

Dernière journée du sprint 0. Une grosse journée en perspective. Seulement 1 story du backlog est découpé en tâches et il y en a très peu d’écrites (3 ou 4 autres stories). Selon le plan initial, il nous reste à faire le release plan, un plan d’actions pour les risques, la définition de terminé et la rétro du sprint 0. Tout ça et il n’y a pas assez d’éléments du backlog de découpés pour remplir le premier sprint!! Je propose de modifier le plan de la journée et de travailler à remplir le backlog. Sans ça, on ne pourra pas vraiment (pas du tout même) débuter le sprint 1. Le release plan et le plan d’actions sont repoussés dans l’itération 1 comme des tâches non-fonctionnelles. Je suis conscient que cette proposition n’est pas idéale, mais c’est le mieux qui me vient à l’esprit pour que l’équipe ait des stories à sprinter.

On prend donc les stories écrites. On s’assure de bien comprendre la portée et les conditions de succès. Puis on les place à mesure sur la table selon leur complexité relative aux autres stories déjà décrites. Ça combine en quelque sorte la compréhension de stories par l’équipe et le “wall/table poker planning”. L’équipe n’a pas de difficulté à placer les stories en relation entre elles pour évaluer la complexité relative. Lorsque c’est terminé, je place alors au hasard des points sur les stories, ce qui donne 1,2,3,5 et 8 comme pointage. L’équipe est assez confortable avec ces pointages, sauf pour le 8. L’équipe propose que cette story est plus que 2 fois plus complexe et comporte assez d’inconnu que celle qui est à 5. Le 13 ne suffit pas, alors on la met à 20. Wouah! Ensuite, le découpage des stories en tâche débute. D’abord par celle qui vaut 1, puis 2 et ainsi de suite. Celle de 20 n’est pas touchée. Selon le découpage en tâche, on arrive à une approximation que 1 point = environ 16 heures. Ah! d’accord.

Enfin le lunch! Ça va faire du bien!

Au retour, l’équipe se détermine une définition de terminé. Je la trouve correcte. Pas trop ambitieuse, mais suffisamment d’éléments pour qu’on sente qu’ils mettent de la qualité. C’est à ce moment que l’équipe demande, est-ce que les tests intégrés, je fais une tâche ou ça va dans la définition de terminé ? J’ai le goût de répondre simplement: oui! Hélène sent mon ambivalence et lance une chanson (elle n’a pas vraiment chanté, mais ça aurait pu) “Write it until it’s a habit”; comprendre “faites-en un tâche jusqu’à ce que ca devienne une habitude (mais mettez-le aussi dans la définition de terminé – ceci est en sous entendu)”.

Comme tout au long du sprint 0, l’équipe se pose des bonnes questions, auxquelles j’ai assez souvent une suggestion de réponse. Dans les cas incertains, je fais un Éric Laramée de moi-même et je réponds “ça dépend” et à ce moment, quelqu’un de l’équipe propose quelque chose qui fait ressortir un élément de réponse intéressant.

Enfin durant la rétro du sprint 0, il ressort que :
points positifs

  • l’utilisation d’un taskboard pour gérer les taches du sprint 0 est efficace et utile
  • assigner un timebox en avance sur les éléments facilite l’avancement
  • l’équipe a une bonne idée du projet grâce aux épics
  • une bonne chimie de groupe est déjà présente dans l’équipe
  • utile de mettre immédiatement en pratique les notions de Scrum par la pratique

points à améliorer

  • il n’y a pas de date de release à présenter au patron du PO
  • l’équipe part facilement dans des discussions un peu à côté du sujet – le modérateur ne modère pas assez!
  • peur de perdre les cartes et post-it des stories, aurait préféré écrire tout dans Excel
  • sprint 0 un peu une perte de temps (pour l’analyste et le PO) parce que ce sont tout des éléments qui étaient connus

questions sans réponse

  • quel outil utiliser pour gérer tout ça
    • Urban Turtle (puisqu’ils ont un environnement TFS)
    • Excel devrait suffire aux premiers sprints, on réajustera quand on sentira des douleurs

Nouveau podcast VoxAgile sur Scrum pour développeurs

À l’occasion du lancement du nouveau cours “Scrum pour développeurs” en partenariat avec l’organisation Scrum.org, VoxAgile a eu la bonne idée de réunir deux formateurs, Ernst Perpignand et Vincent Tencé avec Christian Lapointe . Ils échangent sur ce nouveau cours de formation et abordent, entre autres, les sujets suivants :

  • Qui est Scrum.org ?
  • À qui s’adresse cette formation;
  • Quels sont les sujets abordés lors de ce nouveau cours.

Écoutez-le dès maintenant!

Scrum.org developer training

In the last VoxAgile episode, Christian Lapointe, Ernst Perpignand and Vincent Tence are having a discussion concerning the latest Scrum.org developer training.

Is that the solution to all the problems we are facing in the software industry ? Is a full week training going to change anything to the current situation ? The answer is clearly a big NO, but what I find extremely important with this new trend is that people are slowly realizing that if you want to develop software, you’d rather invest in your developers !

So long live to Scrum.org developer course, and let’s hope to see more initiatives like that!

10 signs that the collaboration between a Product Owner and a development team is defective

  1. No one knows who the Product owner is
  2. Tasks in Sprint Backlog are dictated by the Product Owner
  3. The team’s default behaviour is to assume what the Product Owner wants
  4. The Product Owner doesn’t understand that great new feature presented during the Sprint Review
  5. All features presented during the Sprint Review are refused by the Product Owner
  6. Items in the Product Backlog are estimated and prioritized by an architect
  7. A Blackberry is the Product Owner’s main tool during a Retrospective
  8. The Product Owner’s main argument during a Sprint Planning is: I don’t care. It has to fit!
  9. The team’s response is: Ok, we’ll make it fit! (Squirrel Burger)
  10. Sprint Planning, Sprint Reviews and Retrospective are all perceived as overhead!

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Slashoid.org traffic on the rise

With a few people from Pyxis Tech, we launched Slashoid.org last month. The goal was to provide a community-driven website that provides Android news that matter : interesting and unpolluted scoops that prevent you, as a reader, from subscribing to dozen of RSS feeds just to be notified of anything that is worth it in the Android community.

After a month of activity, things seem to go well. We average something like 60 unique visitors and about 150 page views per day. This is a good start, and will continue to rise as we get some visibility (From a SEO point of view, we are practically invisible). Any idea on how to improve this ?

Why “simplistic” scrum can’t work in large scale projects

On Scrum cross-functional teams pinpoints the lack of a real flow in Scrum and its consequences

In Scrum, there is no mechanism to show the bottlenecks of a process. You can only see that the realization of a task takes a long time or that the task is blocked. You have no idea why or where it is stuck unless you ask the team members. The burndown chart doesn’t help in that matter, when there is a bottleneck you can see some bumps on the graphs but the chart doesn’t capture any information on where is the delay is coming from. “

Un coach agile dans les pièces automobiles – Sprint 0 jour 2

On amorce la deuxième journée avec un absent. Un développeur a eu un feu à son domicile, il sera absent pour la journée et probablement une partie de la semaine prochaine. On pense à lui.

Nous débutons en retournant au backlog pour découper les epics. Je ne veux pas tout de suite les transformer en stories, je tente d’amener à découper en étapes. La première epic attaquée est “Charger les informations de base”. Selon le PO, les étapes à suivre sont très techniques, du style “prendre tous les produits du système X et les amener dans le système Y”. Ouff! En creusant, on se rend compte qu’il y a trois types de chargement possible; initial, mise à jour et automatisation. Plus tard, un quatrième apparait; synchronisation. À ce point, le découpage manque de détails, mais à force de discussion, après 1 bonne heure, on réussit à écrire la première story accompagnée de ses conditions de succès. La deuxième story suit dans l’heure suivante. Sur ce, l’avant midi prend fin. Je suis plutôt satisfait, l’équipe a sorti 2 stories et des règles d’affaire qui semblaient évidentes ont fait surface; par exemple quand le PO parle de charger “tous les produits”, ça ne veut pas dire tous les produits, mais bien tous les produits d’un certain type et qui sont actifs. Quand même une distinction intéressante.

Durant l’avant-midi, la patron du PO est passé faire un tour dans le local du sprint 0. Son arrivée correspondait pas mal au moment de prendre une pause, alors il n’a pas vraiment interrompu le déroulement. Une chose intéressante s’est produite, il a regardé le backlog, a discuté avec le PO et ils en sont venu à modifier la valeur/priorité associée à certains items du backlog. Wouhou! C’était des items au bas du backlog, alors ça n’a pas eu d’impact sur les items en cours de travail, mais c’est quand même beau de voir cette collaboration. Ceci a soulevé l’importance, pour moi, que le PO discute avec les intervenants du projet de façon régulière, avant de faire un planning, pour s’assurer qu’il apporte vraiment la valeur attendue pour le projet.

Au retour du diner, nous décidons comment nous allons gérer les autres jours du sprint 0. Étant donné le congé de Pâques qui tombe en plein milieu. Certaines personnes sont en congé vendredi, d’autres lundi. Ce n’est pas idéal selon moi, on fait une pause jusqu’à mardi (4 jours d’arrêt, incluant la fin de semaine). Une fois ceci clarifié, on se lance dans les règles d’équipe. Ça se passe assez bien. L’équipe hésite sur les timeboxes à se donner et se fie pas mal sur nos recommandations. Ils ne se donnent pas trop de règles autres que ce qui entoure les cérémonies de Scrum et se laisse de la place pour en découvrir durant l’itération (qui durera 2 semaines).

En fin de journée, il reste un petit peu de temps. J’en profite pour faire un petit rappel sur ce qu’est la dette technique. Ceci pour préparer l’équipe si elle décide de composer sa définition de terminé mardi. J’ai pris cette avance, parce que (autre chose que ne me plait pas) je dois être absent du sprint 0 mardi. L’équipe va quand même continuer, mais pour cette journée elle sera coachée par Hélène. En principe, l’équipe va continuer à découper le backlog et Hélène se sent en confiance pour cette partie.

Entrepreneur

Concours québécois en entrepreneuriat

Je souhaite partager avec vous le discours que j’ai prononcé la semaine dernière à titre de président d’honneur lors du gala de remise des prix du Concours québécois en entrepreneuriat, région Laval.

Bonsoir Mesdames et Messieurs,

J’aimerais dans un premier temps demander à toutes les personnes présentes qui travaillent à titre d’employés, de bénévoles ou de membres du CA du CLD ou de Laval Technopole, à celles qui travaillent à l’organisation du concours et à celles qui travaillent pour une fondation ou un organisme qui promeut et soutient l’entrepreneuriat de se lever.

Pour en avoir côtoyé plusieurs, je peux vous assurer que ces gens sont tous des passionnés dotés d’une générosité hors du commun et qu’ils sont un rouage important de notre société. Je demande donc de leur donner notre appréciation en les applaudissant.

Cet après-midi, j’ai utilisé Antidote sur mon iPhone pour chercher la définition du mot ‘entrepreneur’ car c’est selon moi la meilleure suite de dictionnaires de langue française. Antidote est d’ailleurs édité par Druide informatique, qui est une firme québécoise dirigée par André d’Orsonnens, un entrepreneur d’exception qui a su construire une équipe d’exception…

J’y ai évidemment trouvé une définition très terre à terre, c’est-à-dire : ‘Personne qui engage des capitaux et utilise une main-d’œuvre salariée en vue d’une production déterminée; chef d’entreprise’.

Je vais devoir communiquer avec André pour voir si nous pouvons ajouter à Antidote une définition un peu plus sentimentale :

Personne qui décide de prendre sa vie professionnelle en main en mettant de l’avant un projet créateur de valeur, qui fait cela de manière à la fois passionnée et pragmatique et qui invite d’autres personnes qui se sentent interpellés par la mission de ce projet d’entreprise à y participer avec leurs propres passions.

Je profite de l’occasion pour vous glisser un mot sur ma vision des entreprises de demain. J’ai la ferme conviction que les entreprises qui auront du succès dans la durée pour la prochaine génération seront celles qui auront un modèle équitable de redistribution de la richesse créée.

Notre société vit des changements substantiels et j’invite les dirigeants à innover en mettant en place des structures et moyens novateurs comme des coopératives de travailleurs actionnaires ou autre.

Je souhaite en terminant souligner le mérite des finalistes et lauréats que nous honorons ce soir pour leur courage d’entreprendre dans ces temps de turbulences énormes. Je vous dis à tous un sincère bravo et vous souhaite le plus grand succès possible dans la réalisation de chacun de vos projets.

Bonne soirée à tous!