aot 2011Monthly :

Le but de votre entreprise… Enchanter vos clients… En fait non!

Mon collègue Martin a déjà publié un billet au sujet de la présentation que nous avons préférée jusqu’à maintenant à Agile 2011. Il s’agit de Making the Entire Organization Agile par Stephen Denning.

Je vous conseille fortement de lire le billet de Martin avant de lire ce billet car il fait un survol complet de la présentation. Ne ratez pas la courte vidéo de 1 minute.

Le bouquin Radical Management de Stephen Denning est dans ma liste de bouquins à lire depuis quelques temps. Depuis la présentation de hier, j’ai pris un peu de temps pour commencer à absorber le contenu, valider des hypothèses, intégrer les implications sur d’autres modèles d’organisation, etc. En d’autres mots, mon cerveau est en cinquième vitesse. Le bouquin de Denning se retrouve maintenant en première position dans ma liste de lectures !

Denning propose cinq changements fondamentaux qui s’imbriquent et se renforcent. Le premier étant que le but de l’entreprise (bottom line) passe de générer de l’argent pour ses actionnaires à enchanter (delight) ses clients. C’est en fait le changement fondamental que propose Denning et celui sur lequel il a passé le plus de temps durant la présentation.

Ce changement a des implications profondes car il demande entre autre de passer d’une logique de production (output) qui génère des profits à une logique de produire un résultat (outcome). Je crois que c’est absolument génial que des entreprises réalisent ce changement fondamental qui amène à prendre une perspective plus globale.

Il est important de rappeler que Denning nous dit que de simplement adopter ce but d’enchanter nos clients ne fonctionnera pas et qu’il est nécessaire d’adopter les quatre autres changements suivants :

  • Nouveau rôle pour les gestionnaires : de controleur à facilitateur ;
  • Coordination du travail : d’une hiérarchie bureaucratique à des équipes liées dynamiquement ;
  • De valeur à valeurs : transparence radicale, amélioration continue ;
  • Communication interactive : de commander et contrôler à une conversation d’adulte à adulte.

J’ai bien hâte de lire le bouquin de Denning pour comprendre plus spécifiquement ce qu’il propose et mettre tout ça en parallèle avec les modèles d’organisation apprenante (The Fifth Discipline) développé par Peter Senge et Management 3.0 développé par Jurgen Appelo.

Lorsque je prends un point de vue systémique, comme mentionné plus haut, je suis ravi d’intégrer une mesure d’enchantement des clients en priorité sur les résultats financiers et mobiliser l’organisation vers cet objectif. J’ai d’ailleurs suggérer à Martin qu’il serait une bonne idée pour Pyxis de mettre en place une mesure similaire au Net Promoter Score (voir The Ultimate Question) dans notre cadre de suivi des résultats. Je lui également dit à la blague qu’il devrait passer de Chief Executive Officer à Chief Delighter Officer !

Je souhaite vigoureusement ajouter que je crois qu’il est important voire essentiel pour une entreprise d’avoir un futur envisagé (une vision) établi collectivement qui met l’entreprise en mouvement dans une direction cohérente.

De façon plus fondamentale, j’aimerais ajouter que la perspective systémique m’amène à dire que le but d’une entreprise ne doit pas être d’enchanter ses clients ; elle doit selon moi avoir cet objectif et cette préoccupation bien présente dans sa culture. Je crois qu’une organisation doit avoir une clarté de la part de l’ensemble de ses participants sur ce qui constitue sa raison d’être (sa mission). Rémi Tremblay dans son bouquin J’ai perdu ma montre au fond du lac nous invite à réfléchir et clarifier ce qu’il nomme le bien commun de l’organisation.

Dans le cas de Pyxis, la raison d’être est notre guide depuis plusieurs années :

Pyxis aide les organisations de développement logiciel à devenir des endroits où les résultats, la qualité de vie et le plaisir coexistent de façon durable en étant en premier lieu un exemple de ce qu’elle propose à ses clients et en accompagnant ceux-ci.

Nous devons trouver comment nous assurer que nous accomplissons notre raison d’être ; que nous respectons entièrement notre définition du bien commun. Des suggestions ?

Agile-UX – un sujet sur les lèvres de plusieurs

À Agile 2011, j’ai assisté à plusieurs sessions qui traitaient d’Agile-UX, un sujet qui est de plus en plus présent dans les conversations de la communauté UX. Il y a plusieurs conversations sur le sujet puisqu’il n’y a pas encore de propositions faites qui permettent de bien intégrer les pratiques d’UX à un projet en mode Agile. Parmi les sessions, trois ont été particulièrement révélatrices pour moi. De ces séances je retiens des éléments qui me permettront de progresser dans ma pratique, mais surtout qui pourront aider les praticiens qui sont dans la même situation et qui n’ont pas eu l’opportunité de participer à la conférence;

  • Pour faciliter l’intégration des travaux UX à un projet Agile, il est d’abord utile de mettre en place une stratégie d’intégration. Ceci afin d’apporter la présence et l’expertise UX adéquate au contexte du projet. Que ce soit en faisant d’abord un partage de connaissance entre les développeurs et les spécialistes UX pour que chacun ai des connaissances suffisantes de l’autre domaine pour faciliter les conversations et la conception du travail, en énumérant au début du projet les caractéristiques intrinsèques au logiciel (qualités techniques) et les caractéristiques extrinsèques du logiciel (qualités des interfaces et interactions) ou en nommant un champion UX au sein de l’équipe de développement et un champion technique au sein de l’équipe UX afin de toujours garder en tête les considérations qui relèvent de l’autre domaine.
  • Pour réduire la pression sur le Product Owner de conserver une vision affaire autant qu’un vision utilisateur du logiciel à développer, il a été suggéré de mettre en place une “équipe Product Owner” qui partage les responsabilités de maintenir la direction du logiciel. L’”équipe Product Owner” est composée d’un représentant affaire et un représentant des utilisateurs et ensemble ils collaborent à déterminer l’orientation du logiciel qui sera développé.
  • Enfin, pour faire en sorte que les équipes Scrum développent le bon logiciel et du logiciel utile à chaque itération, les présentateurs proposaient de revoir le concept d’itération et de récit utilisateur (user story). La proposition voulait qu’un projet en mode Scrum oriente la composition du carnet de produit (product backlog) vers une suite d’activités réalisées par un utilisateur pour atteindre ses objectifs, et non plus comme une liste de fonctionnalités à réaliser. Le logiciel développé est ainsi plus cohérent puisque la séquence de récit utilisateur qui seront réalisés reflètera la réalité des utilisateurs.

Les propositions amènent présentement une intégration à différents niveaux entre les pratiques Agile et UX. Cependant, ce sont des pistes qui adressent des difficultés rencontrées par les présentateurs (et même plusieurs participants aux sessions) qui tendent vraiment à former des équipes de projets qui contribuent à réaliser de meilleurs logiciels en prenant en considération autant la réalité des utilisateurs, que celle des différents équipiers présents à la réalisation du projet.

La réflexion sur ces propositions continuera certainement pour moi après la conférence, puisqu’il apparait de plus en plus important d’unir les efforts de tous pour créer le bon logiciel.

What can I learn next?

Hard question. Behind that question is another subtle one: what can I accomplish next?Learning Since we live in an endless stream of learning opportunities, we need to focus on some topics, and let go of a whole lot of other topics.

To do so, a valid first step is to be aware of new learning opportunities. As the saying goes, you don’t know what you don’t know. For me, participating in the Agile 2011 conference is an appropriate way to get new insights for future learnings for the upcoming months.

Of these learnings, we have to create intentions from them: a declaration to act! Lyssa Adkins and Michael Spayd used the user story format to create intentions in their Agile Coach Self-Assessment session.

“I choose …  as an area of development so that …”

To improve the intentions, include a list of actions in the form of ideas you already have for developing this area and resources you’ll need. More importantly, get a training buddy and share your intentions with him.  Schedule something in a couple of weeks to check with him how you’re doing.

But wait a minute, when will we have time to learn all these? We already don’t have enough time! As Mr. Ramesh told us, we have to let go of some things we were doing and also some learning opportunities. Again, don’t be shy, and commit to letting go.

“I choose to stop doing … at this time.”
“I choose NOT to develop … at this time.”

Now, what can you learn next? What will you let go?

Rencontrer un client, une expérience enrichissante!

Ma présence au kiosque d’Urban Turtle à la conférence Agile à Salt Lake City me permet de rencontrer plusieurs clients existants et potentiels. Aujourd’hui, j’ai eu la chance de rencontrer un de nos clients actuels et d’avoir une bonne discussion avec lui.

Sa demande était : “Est-il possible d’afficher un champ dans Urban Turtle pour vérifier l’écart entre les estimations en heures sur les tâches et le temps vraiment passé sur ces mêmes tâches?” Il est effectivement possible de configurer Urban Turtle pour afficher cette information, mais je lui ai plutôt suggéré autre chose.

Investir de l’énergie à suivre des métriques semblables n’est pas la bonne chose à faire, selon moi. Ce qui est le plus important pour le PO c’est que l’équipe livre de la valeur à chaque itération, et non d’être des devins et de connaître le nombre d’heures nécessaires pour effectuer une tâche avant même d’avoir commencé à y travailler.

Je lui ai ensuite demandé ce qui était le vrai problème derrière cette demande. Il m’a répondu : “Nous ne sommes pas en mesure de respecter notre engagement itération après itération.” Voilà le vrai problème!

Je lui ai suggéré de travailler sur l’engagement de son équipe plutôt que sur des estimations.

  1. Trouver un objectif attrayant pour votre équipe pour cette itération.
  2. Réussir à créer des scénarios utilisateurs (user stories) qui livrent de la valeur et qu’il est possible de développer en une seule itération.
  3. Ensuite, l’équipe doit apprendre à s’engager sur ce qu’elle peut faire, et non pas sur ce qu’elle espère être capable de faire. Il n’est pas utile de s’engager sur 20 points, ce qui est utile est de réfléchir à combien de valeur nous pouvons livrer au cours d’une itération! Notre vélocité nous aide à valider notre engagement, pas à le prendre. Ainsi, l’équipe sait mieux que tout le monde ce qu’elle sera en mesure de faire au cours des 2 prochaines semaines.
  4. L’équipe doit aussi apprendre à tenir sa parole! Elle a le pouvoir de décider ce qu’elle fera au cours de la prochaine itération. On lui donne les outils pour y arriver, elle doit maintenant le faire. Ce qu’il faut réussir à faire avec l’équipe c’est de lui donner le pouvoir de livrer de la valeur. Commencer à vérifier si elle a mis 2 heures de plus que ce qui était prévu c’est briser la confiance qui lui permet de respecter ses engagements.

L’important dans un projet de développement logiciel c’est de travailler sur les vrais problèmes en utilisant les fondements de Scrum. L’outil doit être un support à la démarche et non un moyen de contrôle utilisé dans un contexte traditionnel.

Des discussions comme celles-là me rappellent pourquoi nous restons debout dans notre kiosque à tous les jours pendant une semaine!

Échanger avec un client c’est toujours un moment très enrichissant!

Agile isn’t easy

Anybody who says otherwise is probably trying to sell you something

I’m spending the whole week here in Salt Lake City; attending the Agile 2011 Conference.

Earlier this week, Agile veterans Ron Jeffries and Chet Hendrickson held a session on what they thought they got right and what they thought they got wrong over the last decade.

I’m taking the liberty today to cherry-pick and to comment on two of Chet and Ron’s assessments regarding the things that did not go so well since 2001.

Dogmatism

Yes, there is still a fair amount of Agile practitioners around who will religiously apply each and every principles of the Scrum Guide without having a deep understanding of what it really means, nor will they prove to have real-life experience from the field deploying Agile values and principles.

New people embracing Agility seem to frequently fall into that trap; coaching others at learning Agility like following a recipe cookbook.

Moreover, some experienced Agile practitioners clearly never came out of this paradigm. Hiding themselves behind dogmatism and religious behavior brings fear, ignorance, and inexperience to people willing to get the best out of Agility.

Besides material available on the web, from trainings, to books and the likes, I do believe a good Agile coach must be able to clearly demonstrate to his partners (usually called customers) the following top 5 core competencies;

  • Proven management experience at navigating inside complex organizational cultures, systems and politics
  • Exceptional listening skills
  • Ability to think outside the box; Agility being one box
  • Proven track record in having positively coached people on Agility
  • A genuine dedication towards delighting customers (I do recommend the following Agile 2011 conference blog post by my colleague Martin Proulx)

Bottom line, being dogmatic and following step-by-step guidelines can be comfortable for many reasons. One of them can be the silver bullet syndrome that solves every possible issues faced by an organization in one monolithic state of mind and rigid framework.

I do personally think serious coaches needs to be fully inclined at mastering the above top 5 competencies if they really want their partners to be not only satisfied, but totally delighted!

Agile is not the answer to everything

Taking a step back and looking at why organizations are moving towards Agile, we can observe a heavy trend emerging from Agile practices on the field.

In an attempt to achieve all the benefits promised by Agility, some ‘agilists’ have started to accommodate or to modify quite substantially the Agile framework.

Out of the many reasons why one would be inclined to do so, there is one particular frightening motivation that caught my attention.

Let’s turn that toaster into a dishwasher… both are kitchen appliances aren’t they?

Applying Agile values and principles inside an organization is a challenge by itself. It requires a lot of skills, efforts and commitments from all parties involved. Most of the times, the Agile adoption cycle will expose many caveats and pitfalls for which the framework has not been designed to address at all.

In such circumstances, we do see Agile coaches, scrum masters, trainers and product owners distorting their practices so they can extend and reach out areas of the organization for which Agility is simply not the best answer (a toaster is a toaster).

If you’re really into turning your partners into Agile organizations focused on totally delighting their customers, you may consider the followings:

  • Agile’s framework doesn’t answer all your needs for doing so
  • Instead of turning Agile into something it isn’t, ask for help and complement with other approaches based on your needs
  • Using traditional management approaches and tools is not a sin. If it fits the purpose, why reinvent something new for that is the same things?

A good example on expanding your mindset by complementing your Agile practices with better-suited approaches is covered in my colleague’s most recent post from the Agile 2011 Conference.

In his blog entry, Martin comments on an inspiring presentation by Steve Denning on Making the Entire Organization Agile. I do recommend the read!

Pyxis amène l’Agilité en Suisse

Montréal, le 11 août 2011. – Pyxis est heureuse d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Genève en Suisse. En effet, dès aujourd’hui la communauté suisse pourra bénéficier des 10 années d’expérience de Pyxis en accompagnement d’équipes, en formation et en développement Agile de logiciels. Gaël Luisier et Christian Lapointe sont responsables du développement de Pyxis Suisse.

Gaël Luisier, directeur général du bureau de Pyxis en Suisse énonce : « Dès mon premier contact avec Pyxis et les Pyxissiens, j’ai compris que je n’étais pas dans une entreprise comme les autres. J’ai rapidement eu envie d’explorer ce modèle hors du commun pour l’exporter dans mon pays d’origine. Je suis ravi que nos efforts se concrétisent afin d’offrir à la Suisse ce que l’Agilité a de meilleur. Ce projet n’aurait pu se réaliser sans l’aide et la confiance que me témoignent tous les Pyxissiens et je les en remercie. »

« L’ouverture de notre premier bureau en Suisse s’inscrit dans notre stratégie d’expansion internationale. Les entreprises suisses démontrent un intérêt croissant pour l’Agilité et nous souhaitons partager notre expérience avec celles-ci. Gaël et Christian ont une grande connaissance de l’Agilité et sont d’excellents ambassadeurs de la culture de Pyxis. Nous sommes vraiment heureux que nos plans se concrétisent », s’est exprimé Martin Proulx, président de Pyxis.

Pyxis Technologies
Pyxis Technologies est le leader en Agilité depuis maintenant plus de 10 ans. Pyxis a des bureaux à Montréal, à Québec et à Genève. Elle offre des services de formation, de coaching et de développement Agile.

Pour plus de détails
Marie-Eve Trempe (Canada)
450-681-9094 poste 131

Gaël Luisier (Suisse)
gluisier@pyxis-tech.ch
+41 (0)78 723 40 06

http://pyxis-tech.com

Making the entire organization Agile

At the 2011 Agile Conference, I had the opportunity to attend Stephen Denning‘s session yesterday on Making The Entire Organization Agile and I was wow’d.

Before getting into the details of the presentation, I want to highlight that Steve is not an Agilist – and that’s a good thing. He is the author of many award-winning books (including The Leader’s Guide to Radical Management: Reinventing the Workplace for the 21st Century). Although the main topic covered during the presentation really didn’t have anything to do with Agile per se, it was a very powerful backdrop for coaches attempting the make any organization Agile. Steve has also published a short video that explains his concept.

Now, back to the presentation. [Note that Steve was kind enough to make his slides available to everyone.]

Steve’s presentation began with a simple question “Why do managers act the way they do?“, after all “These are highly intelligent, educated people!“, he said. He then followed by asking a powerful question: “Why did management systematically kill all the creative things in organizations?” To support his point, he provided relevant examples such as: knowledge management, lean manufacturing, innovation, marketing, leadership storytelling, and even Agile and Scrum!

See the connection with Agile transitions now?

The core of his presentation (and of his most recent book) is that “Traditional management rests on five interlocking principles”:

  1. The purpose of a firm is to produce outputs that make money - What is produced is much less of a concern than making money. Key point here is that traditional organizations strictly focus on generating money with little (or no) concern for anything that doesn’t generate money for the shareholders.
  2. Managers act as controllers of individuals – Traditional organizations need conformity and to get conformity, they need compliance. Having managers control their employees is the preferred method used within those organizations.
  3. Work is coordinated by hierarchy and bureaucracy – Historically, it was important to get standardization and compliance. As such, traditional organizations have promoted people who were good at ensuring the work of others was being done in accordance to the plans. The hierarchical structure supported by bureaucracy were great ways to ensure standardization, and hence to generate more money. In such organizations, planning, monitoring and reporting were critical activities.
  4. “The main thing is efficiency” – Since the most important thing the organization were focusing on was to make money, creating efficiencies became a critical activity in the system. Efficiency forces the organizations to look inside as opposed to focusing on the outside (the customers).
  5. Communicate by directives – The traditional model assumes that people aren’t able to determine the best way to do their work and that they need to be told what to do and how to do it. It also creates a dominating relationship where the one giving the order has more power and authority than the one receiving the order.
Image by Steve Denning

Based on an in-depth research from Deloitte (Deloitte’s Center for the Edge: The Shift Index), Steve presented some alarming statistics:

  • The rate of return on assets has fallen by 75% since 1965
  • The life expectancy of Fortune 500 firms down to 15 years, and is heading towards 5 years
  • Only 1 in 5 workers fully engaged

Based on such statistics, he claims that “Management is broken” (and I would agree) and as a consequence “We have to manage differently!” He proposes 5 fundamental shifts that organizations will be required to make.

  1. New goal for the organization -> delight the customers (from outputs to outcomes)
  2. New role for managers -> from controller to enabler
  3. New coordination mechanisms -> dynamic linking
  4. Shift from value to values -> radical transparency and continuous improvement
  5. New way to communicate -> conversation (adult-to-adult conversations)

Image by Steve Denning

Once Steve presented the five big shifts required for organizational survival, he quickly highlighted which of the 5 shifts the Agile approach are actually impacting, and which areas our community still needs to alter in order to make the entire organization Agile.

Steve rightfully pointed out that the Agile community hasn’t done such a great job at “delighting customers” (not just making them satisfied but really delighting them) and in “altering the conversations”. On this point, that fact that many of the sessions at the 2011 Agile Conference were about coaching, mentoring, and collaboration is a good step in this direction.

Image by Steve Denning

The other interesting observation that Steve had with regards to Agile and the big shifts, is the serious conflict Agile initiatives face (since they only address 3 of the 5 shifts). He explained that Agile transformation are executed while 2 of the required shifts (from “making money for the shareholders” to “delighting customers” and from “top-down commands” to “from commands to conversations”) weren’t being addressed. This situation creates an environment where “organizations are at war with themselves“.

Any Agile coach who has attempted a large scale organizational transition can certainly agree with the statement. The 3 shifts (from controller to enabler, from bureaucracy to dynamic linking, and radical transparency) are the realm in which the Agile teams are successful. Unfortunately, they are rapidly confronted to the remaining 2 traditional perspectives.

This is the area I referred to as the Level 5 – Management Level Maturity and where many paradigms need to be altered (such as the role of the Agile manager in a self-organizing team, among other things).

Image by Steve Denning

In the end, it is very interesting to realize that the shifts that are currently taking place within the software development field are not unique and specific. Many (most?) of the various industries are currently going through such fundamental shifts and we can learn from their experience along with continually improving our approaches.

For those with a systemic perspective, Steve provided a simple comparison between traditional management and the suggested radical management.

Image by Steve Denning

The presentation was, by far, the best one I attended during this week… so far!