Une maison pour les leaders – entrevue avec Rémi Tremblay (2e partie)
Pour faire suite à la publication de la semaine dernière présentant la première partie de l’entrevue avec Rémi Tremblay, je publie aujourd’hui la 2e partie.
Pour faire suite à la publication de la semaine dernière présentant la première partie de l’entrevue avec Rémi Tremblay, je publie aujourd’hui la 2e partie.
À l’automne dernier, j’ai eu l’occasion de me joindre à l’une des cohortes de La Maison des Leaders, une initiative lancée en 2005 par Rémi Tremblay.
À la suite de cette rencontre, je me suis posé plusieurs questions. Puis, dernièrement, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Rémi au sujet du leadership et du développement personnel des individus, et ce, dans les bureaux de La Maison des Leaders à Montréal. Nous partageons avec vous le premier segment vidéo d’environ 30 minutes dans lequel les thèmes suivants ont été abordés :
Breakthroughs in unexpected contexts !
I recently had a startling experience while leading a meeting with a demotivated Agile pilot team.
After 2 sprints, serious concerns were still not being outspoken; people morale was low.
So, I convinced all employees and managers to get together in a session I had specifically designed for them.
Two things struck me:
First: energized by the unusual agenda, participants felt empowered at unfolding deep concerns and at finding creative solutions.
Second: I was awarded a WOW ! statement by the customer because of the positive outcome of the meeting.
This strategic partner of ours is one of the largest public companies in Canada. Are they serious about Agile ? – Yes.
There is a theme emerging from my 2011 coaching assignments; Lean and Agile initiatives are everywhere I go, and people are confused!
Sign of times: a pretty significant group of Lean and Agile experts just got together in Berlin earlier this month for the first European ‘ALE 2011 unconference‘; sharing their experience and knowledge on these two converging approaches.
What’s all the fuss about Lean and Agile?
In a nutshell, these two giants are fighting to get enterprise governance attention.
Mon collègue Martin a déjà publié un billet au sujet de la présentation que nous avons préférée jusqu’à maintenant à Agile 2011. Il s’agit de Making the Entire Organization Agile par Stephen Denning.
Je vous conseille fortement de lire le billet de Martin avant de lire ce billet car il fait un survol complet de la présentation. Ne ratez pas la courte vidéo de 1 minute.
Le bouquin Radical Management de Stephen Denning est dans ma liste de bouquins à lire depuis quelques temps. Depuis la présentation de hier, j’ai pris un peu de temps pour commencer à absorber le contenu, valider des hypothèses, intégrer les implications sur d’autres modèles d’organisation, etc. En d’autres mots, mon cerveau est en cinquième vitesse. Le bouquin de Denning se retrouve maintenant en première position dans ma liste de lectures !
Denning propose cinq changements fondamentaux qui s’imbriquent et se renforcent. Le premier étant que le but de l’entreprise (bottom line) passe de générer de l’argent pour ses actionnaires à enchanter (delight) ses clients. C’est en fait le changement fondamental que propose Denning et celui sur lequel il a passé le plus de temps durant la présentation.
Ce changement a des implications profondes car il demande entre autre de passer d’une logique de production (output) qui génère des profits à une logique de produire un résultat (outcome). Je crois que c’est absolument génial que des entreprises réalisent ce changement fondamental qui amène à prendre une perspective plus globale.
Il est important de rappeler que Denning nous dit que de simplement adopter ce but d’enchanter nos clients ne fonctionnera pas et qu’il est nécessaire d’adopter les quatre autres changements suivants :
J’ai bien hâte de lire le bouquin de Denning pour comprendre plus spécifiquement ce qu’il propose et mettre tout ça en parallèle avec les modèles d’organisation apprenante (The Fifth Discipline) développé par Peter Senge et Management 3.0 développé par Jurgen Appelo.
Lorsque je prends un point de vue systémique, comme mentionné plus haut, je suis ravi d’intégrer une mesure d’enchantement des clients en priorité sur les résultats financiers et mobiliser l’organisation vers cet objectif. J’ai d’ailleurs suggérer à Martin qu’il serait une bonne idée pour Pyxis de mettre en place une mesure similaire au Net Promoter Score (voir The Ultimate Question) dans notre cadre de suivi des résultats. Je lui également dit à la blague qu’il devrait passer de Chief Executive Officer à Chief Delighter Officer !
Je souhaite vigoureusement ajouter que je crois qu’il est important voire essentiel pour une entreprise d’avoir un futur envisagé (une vision) établi collectivement qui met l’entreprise en mouvement dans une direction cohérente.
De façon plus fondamentale, j’aimerais ajouter que la perspective systémique m’amène à dire que le but d’une entreprise ne doit pas être d’enchanter ses clients ; elle doit selon moi avoir cet objectif et cette préoccupation bien présente dans sa culture. Je crois qu’une organisation doit avoir une clarté de la part de l’ensemble de ses participants sur ce qui constitue sa raison d’être (sa mission). Rémi Tremblay dans son bouquin J’ai perdu ma montre au fond du lac nous invite à réfléchir et clarifier ce qu’il nomme le bien commun de l’organisation.
Dans le cas de Pyxis, la raison d’être est notre guide depuis plusieurs années :
Pyxis aide les organisations de développement logiciel à devenir des endroits où les résultats, la qualité de vie et le plaisir coexistent de façon durable en étant en premier lieu un exemple de ce qu’elle propose à ses clients et en accompagnant ceux-ci.
Nous devons trouver comment nous assurer que nous accomplissons notre raison d’être ; que nous respectons entièrement notre définition du bien commun. Des suggestions ?